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Si l’origine de la pollution des eaux de Bressaucourt n’est toujours pas connue, la situation semble s’améliorer peu à peu.
La qualité de l’eau de la source de Bressaucourt est constamment analysée, assure Claude Ramseyer, le chimiste cantonal. Les résultats sont dans l’ensemble satisfaisant. L’eau est néanmoins toujours purgée et rejetée. «Elle ne sera certainement pas réinjectée dans le réseau avant une ou deux semaines», indique le chimiste. Des analyses sont toujours en cours et la prudence est donc de mise.
«Il faudrait de fortes pluies entraînant du mouvement dans les puits pour que l’on se rende vraiment compte si toute trace de pollution a disparu», indique pour sa part Eliane Gerber, la secrétaire communale de Bressaucourt.
L’eau de secours consommée actuellement par les habitants du village est toujours fournie par Fontenais, à l’aide d’une canalisation de l’armée de 3 kilomètres. Cette eau avait été polluée le 6 octobre dernier, et annoncée consommable le 10. Depuis cette date, rien de neuf. L’eau est buvable sans cuisson préalable mais dégage une forte odeur de chlore. «Nous ne voulons prendre aucun risque. Il est préférable que les consommateurs soient quelque peu incommodés par le goût et l’odeur de l’eau que de réduire le chlorage et les exposer à d’éventuels dangers», explique Claude Ramseyer.
Une séance d’information jeudi prochain
Les autorités militaires et cantonales ont par ailleurs fixé une date à mi-novembre pour le démontage de la canalisation de secours entre Fontenais et Bressaucourt. «Plus tard serait trop
dangereux, notamment au vu des risques de gel de l’eau dans la conduite, qui n’est pas souterraine», selon le chimiste cantonal. «De plus, la remise en service du réseau de Bressaucourt
interviendra avant cette date-là».
Bonne nouvelle, l’OEPN, Les Ponts et chaussées et le village sont en discussion pour accélérer le raccordement de l’eau de secours au réseau de l’A16. «On nous a laissé entendre que tout le monde a envie de faire avancer les choses», indique Eliane Gerber. Dès lors, les travaux pourraient se faire rapidement.
La population est par ailleurs conviée par le conseil municipal à une séance d’information jeudi prochain. Les autorités, ainsi que des spécialistes seront présents pour répondre aux nombreuses questions qui ne manqueront pas d’être posées.
Dernière mise à jour : ( 19-10-2007 )Bonjour
Voilà le bulletin numéro 5 où on nous dit que l’eau est de nouveau potable et consommable sans restriction.
Dites-moi qui peut boire de l’eau avec une odeur de Chlore ?
Et il arrive encore d'avoir de temps en temps cette couleur mais on va nous dire que c'est normal et buvable c’est sur on fait des économies dans cette eau il y a le liquide et le consistant.
Bonjour
Voilà le bulletin numéro 4 et maintenant sa fait 16 jours que les habitants ne savent pas quoi penser. Nous n’avons aucune
aide de la commune même pas une seul bouteille d’eau potable sur 16 jours. C’est débrouillez vous aller acheter de l’eau au magasin même pour se doucher et il faut encre avoir confiance en sa
commune.
Rien n’est moins clair que le problème de l’eau qui coule depuis deux semaines dans les conduites de Bressaucourt. L’origine de la pollution n’est toujours pas établi. Peut-être s’agit-il de
lait, dont on a retrouvé plusieurs des composants, mais peut-être aussi de jus de silo, de purin ou d’autres formes de pollution.
L’un des directeurs du bureau d’ingénieurs RWB Jean-Louis Walther a passé trois jours à analyser l’eau polluée, dans laquelle il a découvert 60 à 70 substances, dont la moitié seulement ont pu être identifiées. Tout cela permettra d’établir une sorte d’«empreinte digitale», pour cerner les causes de cette pollution. Sans doute pas avant deux semaines, si l’on veut que toutes les analyses soient terminées. Au vu des premiers résultats, Jean-Louis Walther penche pour le scénario d’une pollution ponctuelle qui serait venue se greffer sur une pollution chronique de la source de Bressaucourt.
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| Même bouillie, l’eau qui arrive à certains robinets rebute à Bressaucourt. C’est certainement lié à la purge des conduites, estiment les spécialistes de RWB. |
Autre doute qui s’installe, à propos des bactéries fécales découvertes en fin de semaine passée seulement. Furieux de ce que les tuyaux de l’armée aient été incriminés, le chef du Service de la sécurité et de la protection Charles Socchi menaçait hier de faire démonter ces 3 km de conduites mises en place pour amener de l’eau de secours depuis Fontenais. On l’a calmé.
Comme on injecte de l’eau chlorée dans cette conduite, et qu’il en ressort de l’eau chlorée, étant donné que la station de traitement de Bressaucourt ne peut pas laisser passer de bactéries
fécales dans le réseau en raison de la nature de ses membranes, le problème ne vient «probablement pas» des tuyaux de l’armée, mais plutôt du réseau de Bressaucourt, estime Jean-Louis Walther.
Des questions se posent d’ailleurs à propos de ce réseau, qui utilise une quantité anormalement élevée de chlore depuis que l’on purge les conduites. Il y a sans doute pas mal de choses à
nettoyer et des nids de résistance dans les conduites.
L’urgence pour les habitants de Bressaucourt est maintenant de savoir quand ils disposeront d’eau à nouveau potable. Des prélévements ont été faits lundi, et le bureau RWB devrait disposer de tous les résultats jeudi, pour annoncer très vraisemblablement que l’eau du réseau est à nouveau potable. En attendant, celle-ci a un fort goût de chlore, mais peut être consommée si elle a été préalablement bouillie, rappelle la commune dans son 4e bulletin d’information distribuée depuis le début de la pollution.
Quant à la source de Bressaucourt, qui fait depuis une semaine l’objet d’un pompage en continu, son eau pourrait redevenir rapidement consommable, puisque le taux de carbone a retrouvé son niveau
d’avant la pollution, ce qui est bon signe, explique l’ingénieur de RWB. Evidemment, on ne la réutilisera pas avant que tous les paramètres aient été vérifiés.
Un autre motif d’irritation pour la population: la couleur, voire l’odeur de l’eau qui arrive à certains robinets. Peut-être est-ce dû à la modification du pH, mais il y a certainement un lien avec la purge des conduites, abondamment chlorées depuis quelques jours. Les dépôts de matières présents dans ces conduites centenaires ont été détachés et peuvent terminer leur course au robinet de certaines habitations. Jean-Louis Walther recommande donc aux habitants concernés de récolter le liquide troublé dans une bouteille d’eau minérale parfaitement propre et de la déposer au bureau communal en y indiquant l’heure et le lieu du prélèvement. Des analyses pourront être faites au besoin.
Dernière mise à jour : ( 09-10-2007 )C’est vraiment la guigne pour les habitants de Bressaucourt. Alors que le village est frappé depuis dix jours maintenant par une pollution de la source d’eau potable, voilà que l’eau de secours amenée par tuyau depuis Fontenais est elle aussi souillée, par des bactéries fécales de type Escherichia Coli. Ce sont sans doute les tuyaux posés en début de semaine par l’armée, utilisés lors des inondations d’août dernier, qui sont à l’origine de ce problème. Conséquence: l’eau n’est toujours pas potable à Bressaucourt, mais il y a un mieux, puisque les habitants peuvent à nouveau la consommer depuis jeudi s’ils prennent préalablement la précaution de la faire bouillir, expliquaient hier commune et Canton.
Une eau brune et odorante
Une habitante nous téléphone cependant pour témoigner de son désarroi: sa fille pleure sous la douche et ne comprend pas qu’on la lave avec une eau brune et qui reste odorante. Et de conserver des flacons témoins de ce qui est injecté dans le réseau. Non, pour elle, une eau si brune où flottent des algues n’est pas vraiment consommable.
C’est bien du lait qui est en cause
On a aussi clairement identifié le type de pollution, grâce aux analyses du Laboratoire cantonal de Neuchâtel: c’est bien du lait, avec ses composants: de l’acide butyrique et divers acides gras. L’origine de la pollution, elle, n’est toujours pas élucidée, même si commune et spécialistes disent suivre une piste sérieuse. On avait imaginé un temps que l’accident d’un camion de transport il y a six mois vers Mavalau (de grandes quantités de lait s’étaient déversées dans la nature) pourrait être à l’origine de la contamination de la source. Mais les hydrogéologues consultés ont écarté cette hypothèse: non, ce lait-là a dû partir ailleurs.
Une eau pas potable, mais consommable dit le Canton
Face aux problèmes de l’eau de secours, le Laboratoire cantonal a donc demandé au fontainier de Bressaucourt de surchlorer l’eau injectée dans le réseau, et de purger les conduites.
On remplit, on vide, on remplit puis l’on purge. Cela lasse les gens de Bressaucourt, dont certains s’énervent, reconnaît le maire. Mais que peut-on faire de mieux pour l’instant? L’adjoint du chimiste cantonal Jean-Jacques Roth explique que de nouvelles analyses seront faites lundi, après ces quelques jours de purge et de surchloration, et que l’on devrait savoir mardi si l’eau de secours est désormais potable ou non.
Reste à identifier la source de la pollution et à prendre des mesures pour assainir la source, par exemple en pompant l’eau et en l’amenant à la station d’épuration.
Sachant que ce problème d’eau pourrait persister, le maire de Bressaucourt Christian Schneider compte tout de même sur la connexion du réseau d’eau à l’A16 pour mettre en place une solution de dépannage.
Deux variantes de raccordement
La commune avait deux variantes de raccordement dont l’une, la plus simple et la meilleur marché, pourrait être mise en place rapidement. Pas si simple, répond en substance le responsable A16 aux Ponts et chaussées Pascal Mertenat. Les Routes nationales sont d’accord avec le principe du raccordement, mais il faut faire encore différents tests et essais avant la mise en route, et signer une convention avec tous les partenaires de ce dossier.
Dernière mise à jour : ( 08-10-2007 )Bonjour
Voilà notre bulletin numéro 3 qui nous annonce que si l’eau est bouillie peut être utilisée, mais pour quoi donc dite le moi ???
Voir la photo de l’eau actuelle et dite moi SVP ce qu’on peut en faire à par rincer les toilettes et encore.
Mais voilà on veut nous faire croire qu'elle est
utilisable c'est vraiment prendre les habitants de Bressaucourt pour des C......
Bonjour
Nous voilà le 3 octobre 2007 mais reçu par les habitants de Bressaucourt le 4 octobre 2007, 6 jours après la première information communal.
Manque d’information pour les habitants qui ne peuvent plus faire de lessives, se doucher, laver les fruits et légumes etc.
Sur le bulletin on nous dit qu’on peut faire les travaux domestiques mais qui peut faire exemple le récurage avec cela
Ce n’est pas la première fois que cela se produit, mais la pollution de l’eau qui frappe depuis le début de la semaine le village de Bressaucourt pourrait rester dans les mémoires. Car de fortes odeurs ont été décelées dès lundi ou mardi par les habitants du village qui ouvraient le robinet. Des effluves décrits comme (les lecteurs nous excuseront) une odeur de vomi. Cela n’étonne pas le chimiste cantonal Claude Ramseier puisque, outre des germes, des matières organiques et des nitrites, on a retrouvé dans l’eau de l’acide butyrique, qui a une odeur de lait ou de beurre rance. C’est ce cocktail peu ragoûtant qui doit produire une odeur aussi désagréable, spécule le maire de Bressaucourt Christian Schneider.
Se doucher, mais avec une pincette sur le nez
Le problème est qu’il ne suffit pas de faire bouillir l’eau pour réussir à la rendre potable. Dans un tout-ménage distribué jeudi, la commune recommande à ses concitoyens de ne pas la consommer. Le chimiste cantonal est plus restrictif: par mesure de précaution, il ne faut pas la consommer jusqu’au résultat définitif des analyses.
Cela pose évidemment un tas de problèmes ménagers puisque, outre l’utilisation d’eau en cuisine et pour la boire, les habitants de Bressaucourt sont confrontés à un dilemme lorsqu’il s’agit de se doucher, de faire des lessives, de laver la vaisselle, toutes opérations qui se font la pincette sur le nez et contribuent à propager les odeurs. Mais il faut bien se doucher, soupire cette habitante. Et même abreuver le bétail, complète le maire-agriculteur.
Une pollution dont les effets se sont amplifiés
Le problème est que l’odeur incommodante constatée en début de semaine est devenue toujours plus forte, constate le maire, qui a le sentiment d’une aggravation de la pollution. Reste à espérer que l’on avait atteint hier le pic de la pollution, et que celle-ci diminuera ces prochains jours.
Habitué aux pollutions à répétition avec sa source communale, peu fiable, Bressaucourt comptait pourtant sur son nouveau système de traitement par ultrafiltration pour régler ses problèmes de qualité. La station fonctionne bien, confirment maire et chimiste, mais elle ne peut empêcher une telle pollution. Le problème réside toujours du côté de la source. C’est d’ailleurs le premier incident depuis la mise en route de la nouvelle station de traitement il y a trois mois.
Bressaucourt était presque raccordé à l’A16
L’urgence est maintenant de trouver la cause de cette pollution. Industrielle? agricole? technique? s’interroge le chimiste cantonal. Le maire dit qu’il y a des suspicions, mais l’on devrait en savoir plus lundi après-midi, avec les résultats d’analyses comparatives menées dans le terrain. On a renoncé pour l’instant à pomper dans la source. Si les habitants devaient encore être privés d’eau consommable durant quelques jours, ce qui est très plausible, la commune prendra des mesures pour trouver une forme d’alimentation provisoire, par exemple en demandant aux pompiers de tirer une conduite d’eau depuis Porrentruy ou Fontenais.
L’ironie de l’histoire est que les travaux de connexion du village de Bressaucourt à la conduite d’eau de réserve de l’A16 sont terminés. Il manque juste encore quelques vannes et robinets, soit l’équivalent d’une quinzaine de jours de travail. Si cette interconnexion était opérationnelle, Bressaucourt aurait pu réalimenter très rapidement ses citoyens après avoir purgé ses conduites souillées.
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